mercredi 29 avril 2026

A skateboarder zipping through Central Park in the 1960s. Bill Eppridge for Life magazine 📷


Sinners par Ryan COOGLER 2024


"Sinners" n'a pas volé ses prix aux Oscar. C'est le digne héritier (contrairement au narcissique et vide "Marty Supreme") (2025) des grands cinéastes-historiens du refoulement des tares originelles de l'Amérique tels que Martin SCORSESE ou Stanley KUBRICK. Il se situe dans une longue tradition, celle du Southern Gothic, un genre littéraire et cinématographique né dans le Sud des États-Unis qui utilise les codes de l'horreur classique (fantômes, châteaux en ruine, malédictions) pour parler de vérités sociales et historiques douloureuses et profondes: l'esclavage, la ségrégation raciale, les lynchages, le Ku Klux Klan. La manière dont le passé infuse le présent et détermine le futur est déterminante dans le film comme elle l'était dans "Gangs of New York" (2002) où l'on voyait pousser les gratte-ciel sur un sol gorgé du sang des rivalités territoriales ayant eu lieu durant la guerre de Sécession ou dans "Shining" (1980) dans lequel les fantômes de l'Amérique coloniale, violente et patriarcale sur lequel était construit l'hôtel Overlook revenaient hanter voire posséder les personnages, abolissant toute notion du temps. Comme la majorité des vampires de "Sinners", Jack Torrance sacrifiait son humanité et sa créativité pour l'immortalité en rejoignant le camp des prédateurs dominants là ou son fils Danny doté du don de voir le passé choisissait de fuir et de préserver sa liberté.


Et bien "Sinners" fonctionne exactement de la même façon avec son lieu unique saturé d'un lourd passé, gorgé de fantômes qui ne demandent qu'à être convoqués. On en apprécie que mieux la petite remarque de l'un des frères jumeaux (tous deux joués par Michael B. JORDAN qui n'a pas volé sa statuette lui aussi), constatant que le sol en bois de la scierie qu'ils achètent pour en faire un cabaret de blues a été "lessivé" par le vendeur du lieu qui n'est autre qu'un membre éminent du Ku Klux Klan. Mais ce "white washing" ne peut lessiver la terre qui se trouve sous le plancher. Convoqués par la puissante musique blues de Sammie et de sa guitare, voilà que dans une scène de transe parmi les plus saisissantes du film on voit apparaître sur ce même plancher des danseurs tribaux africains, des joueurs de guitare électrique, des DJ et même des acteurs de l'opéra traditionnel chinois en référence à la présence dans le public du cabaret d'un couple de commerçants immigrés asiatiques: le passé, le présent et le futur communiquent et communient dans un seul et même espace-temps.

Mais les vampires blancs rodent autour du cabaret et cherchent à entrer. Comme dans tout film de vampire qui se respecte, ils ne peuvent le faire que s'ils y sont invités. Il va falloir donc ruser, exploiter la moindre faille et ils ne vont pas tarder à la trouver. Leur cheval de troie est littéralement "la plaie de l'Amérique", la même que celle au coeur du film de Paul Thomas ANDERSON, "Une bataille apres l'autre" (2025) à savoir la fille métisse. Dans "Sinners", on ne comprend pas tout de suite le lien entre cette jeune fille et le monde noir qu'elle côtoie. Jusqu'à ce qu'elle révèle que son père était mulâtre et que pour refuser l'entrée du cabaret aux blancs, les membres du cabaret précisent "qu'elle appartient à la famille". C'est là qu'on touche du doigt le génie du réalisateur, Ryan COOGLER qui a pris au mot le racisme des USA pour lesquels "une seule goutte de sang noir fait de vous un noir". C'est par cette faille (le passing*) vue comme "l'anomalie à éliminer" que le film va basculer d'un affrontement binaire (y compris musical dans une séquence banjo qui rappelle beaucoup "Delivrance") (1972) en quelque chose de beaucoup plus complexe car cette jeune fille est la première à se faire mordre et à réussir quand même à entrer dans le cabaret. A partir de là, les frontières se brouillent: le passing propage le virus de l'intérieur tandis que ceux qui s'aventurent dehors rejoignent l'armée des ombres, qu'elles soit blanches, noires ou asiatiques. La fracture binaire ne passe plus entre "eux" (les vampires, les blancs) et "nous" (les humains, les noirs) mais au sein même des familles et des fratries gémellaires, menaçant au final d'engloutir la nation toute entière.

C'est sur les ruines de ce mensonge mortifère pour toute une nation que Ryan COOGLER reconstruit une autre lecture de l'Amérique, hybride, débarrassée par une violente catharsis de sa lèpre raciste (le massacre des membres du KKK, emportés avec l'anéantissement du cabaret de Blues). Les survivants du massacre sont devenus des porteurs de mémoire. Protégé par son génie musical et la réalité plurielle du Blues (musique de la souffrance noire sur des instruments blancs), Sammie a déjoué la prédation des vampires. Il en reste marqué à vie par une vilaine griffure au visage mais il n'a pas été mordu. Et l'âme des jumeaux continue à le protéger. Par un jeu de transvasement mystique que l'on voit aussi dans le très beau "Hamnet" (2025), la connexion spirituelle entre eux est si forte qu'elle défie la mort et le mal: au lieu d'être mordu et vidé de son sang, le jumeau humain parvient à déverser son âme dans son frère, créant un être hybride ayant appris à dompter sa "soif de mordre". Enfin, ultime ironie du sort, le métissage que l'idéologie raciste voit comme une tare absolue, celle de l'impureté est précisément ce qui permet à la jeune fille mordue de survivre. Contrairement aux autres vampires qui sont calcinés dès le lever du soleil, seule sa part monstrueuse est détruite, lui permettant de survivre débarrassée de sa part d'ombre.

"Sinners" est le film de la véritable "Renaissance d'une nation".

Assassin's Creed Origins 2017 sans doute ça reste la meilleur version


Un monde ouvert absolument magnifique, le rendu sur la télé me surprend à chaque fois ! Chaque zone même la plus désertique a un décor soigné.
La mythologie Egyptienne est correcte. Cléopâtre est aussi pénible (...) qu'elle devait sans doute l'être ^^.
Des quêtes en quantité & variées.
Des combats intéressants avec des armes diverses et il est plutôt facile de les améliorer.
Les niveaux s'enchaînent également facilement, d'autant plus si on aime naviguer entre quêtes principales et annexes.
Les améliorations avec les points d'aptitude sont vraiment plutôt sympathiques !
Bref j'adore me promener et nettoyer littéralement toutes les régions et zones.

mardi 28 avril 2026

GTA VI 2025


Rockstar Games is giving early access to GTA 6 to a terminally ill fan after his family shared his story on social media.


To any of my connections at Rockstar Games and Rockstar Toronto, or anyone else that may be able to help. A member of my family who has been battling cancer for years just recently got the worst possible news, he was given 6-12 months to live.

The reason I'm reaching out is that they are a huge GA fan and, with this latest updates, he may not be around long enough to actually get to see GTA6 launch, best case scenario he will be leaving us the same month it does. He currently lives only a stones throw from the Oakville studio, so its my hope that one of you may be able to set up an exclusive playtest, so he can have a chance to experience the game, before passing.
I absolutely understand the need for secrecy at this point of development, so at the very least an NDA is probably needed. If anyone could send me a private massage about this or provide any contact who could point us in the right direction, please do.

**Final Update: We spoke to them today and got great news. Thats all I can really say, but thank you all from the bottom of my heart** — Anthony Armstrong


samedi 25 avril 2026

Les aventures de Buck Danny, tome 1 : Les japs attaquent 1948


Des sanglantes péripéties de la guerre du Pacifique aux développements les plus modernes de l'aéronautique, l'aviateur Buck Danny et ses coéquipiers traversent, d'aventure en aventure, un demi-siècle de l'Histoire américaine et mondiale. Joignant un sens extraordinaire du détail vrai au souffle des grandes épopées, les aventures de Buck Danny nous tiennent en haleine et nous découvrent, chemin faisant, les dessous de la géopolitique mondiale.




Les aventures de Buck Danny ont été créées par Georges Troisfontaines, Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier.


jeudi 23 avril 2026

Barrilete Cosmico


WorldCup1986 La coupe du monde de Diego Armando Maradona


La Coupe du Monde 1986 au Mexique pourrait aussi s'appeler la Coupe du Monde de Maradona ! 🇦🇷 Grâce à D10S, l'Argentine a remporté sa deuxième et dernière Coupe du Monde au Mexique, en battant l'Allemagne de l'Ouest 3-2 lors d'une finale palpitante. 🔥 Maradona était inarrêtable pendant le tournoi, remportant 17,4 duels par match, ses adversaires tentant de l'arrêter et commettant 7,6 fautes par match. 🤯 Malgré l'élimination de l'Angleterre en quarts de finale, Gary Lineker a inscrit 6️⃣ buts, ce qui lui a valu le Soulier d'Or. 🏴󐁧󐁢󐁥󐁮󐁧󐁿




Le livre Panini "Mexico 86" qui me rappelle des souvenirs





My Greatest Mexico '86 par Steven Scragg

Steven Scragg est un auteur de football primé, ayant écrit de nombreux ouvrages sur le football européen et mondial, dont « A Tournament Frozen in Time » et « Where the Cool Kids Hung Out ». Sa dernière publication, « In the Heat of the Midday Sun », relate la Coupe du Monde de 1986 au Mexique. Qui de mieux placé, alors, pour nous dévoiler son onze de rêve de cette édition ?

La chaleur étouffante et l'altitude insupportable du Mexique. Un génie absolu, il était encore là lorsque le Danemark atteignit sa prochaine Coupe du Monde, douze ans plus tard. Attaquant : Emilio Butragueño Ses quatre buts en 45 minutes de folie contre le Danemark, une équipe incroyablement talentueuse, resteront à jamais l'image emblématique de Butragueño pour toute une génération d'amateurs de football, quels que soient ses autres exploits au cours de son illustre carrière. Joueur capable du meilleur comme du pire, il connaîtra ensuite une période de disette lors des qualifications pour l'Euro 88, mais au Mexique, contre le Danemark, chaque fois qu'il s'aventurait dans la surface de réparation, le but semblait inévitable. Il a également ouvert le score contre l'Irlande du Nord. Attaquant : Gary Lineker Meilleur buteur de la Coupe du Monde 1986, pourtant la distance cumulée de ses six buts est probablement inférieure à celle de Vasyl Rats contre la France. Le buteur par excellence dans la surface de réparation, le triplé de Lineker contre la Pologne a probablement sauvé la place de Bobby Robson, tandis que son doublé contre le Paraguay a prouvé que ce n'était pas un feu de paille. Auteur d'un but contre l'Argentine en quart de finale, mais dont on parle moins que de ce fameux raté.


Cette équipe du Mexique de 1986 a été sélectionnée par Steven Scragg, l'auteur de « Sous le soleil de midi - L'histoire indélébile de la Coupe du monde de 1986 ».



Mexico 86 film de Gabriel Ripstein 2026


Martin de la Torre ne marque pas de buts… mais il sait comment encaisser 💵
L’homme qui a rendu possible la Coupe du monde 86 au Mexique à coups de « 𝑜𝑛 𝑣𝑒𝑟𝑟𝑎 𝑏𝑖𝑒𝑛 ».

L'offre improbable du Mexique pour accueillir la Coupe du monde de 1986, un exploit audacieux et contre toute attente, rendu possible uniquement par le pur génie mexicain.

À l'aube de l'Amérique (Série TV) créé par Mark L. SMITH 2025

Loin d’être un chef-d'œuvre mémorable, cette série, qui semble trouver son destin sur une plateforme aussi prolifique que Netflix, se situe dans la catégorie des œuvres qui ne manquent ni de promesses ni de failles. En dépit d’un scénario plutôt conventionnel, l’œuvre parvient à capter l’attention dès ses premiers instants, mais ce n’est là qu’une illusion de qualité. Avec aplomb, le réalisateur s’aventure dans un univers où l’irréalisme règne en maître, offrant une vision mélodramatique et dénuée de toute nuance de la Conquête de l’Ouest. Cette relecture de l’histoire se révèle aussi terne que violente, où la beauté de la nature et la grandeur des événements sont remplacées par des ombres, littérales et figurées, qui cherchent à souligner la vacuité du monde représenté.

Le dispositif visuel s’avère tout aussi perturbant, distillant des photographies d’une morosité presque clinique, où les couleurs, absentes ou volontairement désaturées, semblent jouer le rôle d’un silence imposé sur l'écran. Les effets sonores, eux, participent à l’édification d’une atmosphère de malaise ; leur intensification progressive, suivie de silences abrupts, frôle l'expérimentation, mais cède rapidement à une certaine répétition, transformant cette tentative de souligner le drame en un exercice presque oppressant. Bien qu'une utilisation parcimonieuse de ces éléments aurait pu susciter un effet désiré, leur fréquence excessive finit par les rendre lassants, comme un tic de mise en scène qui ne sait plus se justifier.

À travers six épisodes, la série condense une histoire qui se précipite dans un enchevêtrement de raccourcis narratifs, sacrifiant la profondeur pour le rythme, et trahissant ainsi une vision réductrice de ce que fut la conquête d’un territoire. L’Ouest sauvage se trouve ici réduit à un décor étriqué, où les protagonistes se croisent sans cesse dans une danse qui semble plus une nécessité du scénario qu’un développement organique de leurs destinées. Ce n’est pas tant la terre qui est sauvage, mais la narration elle-même qui, en ses efforts pour maintenir une dynamique de suspense, perd peu à peu ses repères.
Les acteurs, choisis avec soin, correspondent dans une certaine mesure aux exigences de leurs rôles, bien que certains personnages, par leur intransigeance ou leurs excès, fassent naître plus d'agacement que de crédibilité. Une certaine dissonance, cependant, naît de cette construction : ces figures humaines, chargées de symboles plus que d'émotions tangibles, finissent par s’écarter parfois de ce que l’on pourrait appeler la plausibilité, mais après tout, n’est-ce pas là un jeu auquel la série se livre ? On pourrait presque imaginer que cette œuvre ne s'adresse pas à des trappeurs aguerris, mais à des spectateurs en quête de sensations primaires, à l’image des paysages qu’elle décrit : vastes, insensibles, et loin des subtilités humaines.

ONE BATTLE AFTER ANOTHER

تقريبًا إجتمعت كل آراء النقاد والصحفيين ومن شاهدوا الفيلم علي أنه "تحفة فنية"

الفيلم الجديد للمخرج بول توماس آندرسون من بطولة ليوناردو دي كابريو

ومن ضمن هذه الآراء كانت للكبير ستيفن سبيلبيرج حيث وصف الفيلم قائلًا :

“يا إلهي، يا له من فيلم مجنون. هناك قدر من الحركة في الساعة الأولى يفوق كل ما شاهدته في أي فيلم آخر أخرجته من قبل. كل شيء فيه مذهل حقاً. إنه مزيج غريب لكنه في الوقت نفسه مرتبط بما يحدث اليوم أكثر من أي وقت مضى.”
“لم أرَ فيلماً يتقارب مع أسلوب كوبريك بهذا الشكل. إنه يجمع بين الكوميديا العبثية والجدية في الوقت نفسه، ليعكس الواقع بطريقة تجعلنا نضحك كي لا نصرخ من شدة المصداقية.”

‘ONE BATTLE AFTER ANOTHER’ wins Best Picture at the 98th Oscars.


Black Panther,The Weeknd, Kendrick Lamar - Pray For Me (Official Lyric Video)


L'Odyssée Réalisé par Christopher NOLAN 2025


Christopher Nolan s'attaque à l'épopée grecque L'Odyssée pour son prochain film, une aventure mythologique spectaculaire en IMAX avec un casting de stars et des lieux de tournage à travers l'Europe et l'Afrique du Nord.

Après le succès phénoménal d’
OppenheimerChristopher Nolan se prépare à relever un nouveau défi titanesque en adaptant l’épopée grecque L'Odyssée d'Homère en un film épique. Ce projet, annoncé fin décembre 2024, fait déjà parler de lui, et les fans du cinéaste se réjouissent de cette nouvelle aventure. Voici tout ce que l’on sait sur ce film très attendu, qui devrait marquer l'histoire du cinéma avec son approche IMAX.


L’annonce officielle du projet est tombée le 23 décembre 2024, peu après la pluie de récompenses d’
Oppenheimer. En cette période de fêtes, les admirateurs de Nolan ont eu la surprise d’apprendre que son prochain film serait une adaptation du célèbre poème épique L’Odyssée d’Homère. Ce choix s’inscrit parfaitement dans la lignée de ses précédents travaux, notamment avec l’utilisation magistrale des caméras IMAX pour ses films comme InterstellarDunkirk ou encore Tenet. Et bien sûr, The Odyssey ne fera pas exception, offrant une expérience visuelle inédite.


Une annonce sous forme de cadeau de Noël

L’annonce officielle du projet est tombée le 23 décembre 2024, peu après la pluie de récompenses d’Oppenheimer. En cette période de fêtes, les admirateurs de Nolan ont eu la surprise d’apprendre que son prochain film serait une adaptation du célèbre poème épique L’Odyssée d’Homère. Ce choix s’inscrit parfaitement dans la lignée de ses précédents travaux, notamment avec l’utilisation magistrale des caméras IMAX pour ses films comme InterstellarDunkirk ou encore Tenet. Et bien sûr, The Odyssey ne fera pas exception, offrant une expérience visuelle inédite.


Un casting impressionnant

Le casting de The Odyssey a attiré toute l’attention des cinéphiles. Matt Damon, fidèle collaborateur de Christopher Nolan, incarnera le rôle d’Ulysse, roi d'Ithaque, un personnage central de l’épopée. L'acteur a déjà travaillé avec le réaliateur dans Interstellar et Oppenheimer, et son apparence dans le rôle d’Ulysse — vêtu d'une armure majestueuse et d’un casque à crinière rouge — a été révélée dans une première photo officielle, confirmant ainsi son rôle.
Outre Matt Damon, de nombreux autres grands noms du cinéma rejoignent le projet : Anne Hathaway, fidèle amie de Nolan, retrouvera le réalisateur après The Dark Knight Rises et Interstellar, tandis que Robert Pattinson, star de Tenet, fera également son retour. Le casting est également enrichi de talents comme Tom Holland, Zendaya, Mia Goth, Lupita Nyong'o et Charlize Theron. Tom Holland et Zendaya, connus pour leur travail dans l'univers Spider-Man, travailleront ensemble pour la première fois hors de l'univers MCU. Enfin, des acteurs comme John Leguizamo, Elliot Page et Benny Safdie complètent l’équipe.


Des lieux de tournage mythiques
Le tournage de The Odyssey se déroulera dans plusieurs lieux à travers l'Europe et l'Afrique du Nord. L'île de Favignana, au large de la Sicile, est l’un des premiers lieux confirmés. Cette île, connue sous le nom d'Aegusa dans l'Antiquité, est associée à un épisode d'L'Odyssée où Ulysse et ses hommes s’arrêtent pour chasser des chèvres. Ce choix de lieu est particulièrement symbolique, car il reflète l'authenticité du cadre décrit dans le poème. En plus de la Sicile, d'autres endroits comme les îles Éoliennes, le Royaume-Uni et le Maroc seront utilisés pour la réalisation du film.

Une adaptation fidèle ou réinventée ?
Bien que peu de détails aient filtré sur l’approche spécifique de Christopher Nolan vis-à-vis du texte d'Homère, il est fort probable que l’histoire reste fidèle à l’esprit du poème. L’Odyssée raconte le périple d'Ulysse, roi d'Ithaque, qui mettra dix ans pour rentrer chez lui après la guerre de Troie, affrontant des créatures mythologiques telles que le Cyclope, les Sirènes, et le redoutable monstre marin Scylla. Avec Nolan aux commandes, on peut s’attendre à une reconstitution spectaculaire de ces aventures, possiblement enrichie par des effets visuels et pratiques à couper le souffle. Le réalisateur est connu pour ses choix audacieux, comme la construction de champs de maïs pour Interstellar ou le crash spectaculaire d’un avion dans Tenet, et il est probable qu'il recrée certaines scènes mythologiques avec un souci du réalisme saisissant.


MICHAEL de Antoine Fuqua 2026


Avec 285.679 entrées pour son premier jour (et sans avant-premières), il réalise le meilleur démarrage dans la catégorie « biopic musical ». Il fait donc mieux que BOHEMIAN RHAPOSDY (197 249 entrées en 2018), BOB MARLEY ONE LOVE (197 950 en 2024) et LA MOME (qui était le plus gros démarrage du genre avec 230 370 entrées en 2007) 🎬

Michael Jackson n’a jamais été un simple chanteur. Il a déplacé les lignes de la pop jusqu’à en redessiner la cartographie entière, hybridant le rhythm and blues, le funk et la variété mondiale dans une matière neuve, instable, presque dangereuse tant elle semblait vouée à l’expansion infinie. Corps électrique, voix polymorphe, image sans cesse recomposée, il aura été à la fois enfant prodige, machine industrielle et spectre médiatique. Une figure qui déborde toute tentative de saisie, qui se diffracte dès qu’on croit l’approcher. C’est à cet excès, à cette instabilité constitutive, qu’Antoine Fuqua confronte son cinéma, avec l’ambition affichée d’embrasser une vie devenue mythe sans la réduire à un récit balisé. L’entreprise intrigue, puis inquiète, et finit par se refermer sur elle-même.

Le paradoxe affleure rapidement : raconter Michael Jackson suppose d’accepter la friction, l’inconfort, une matière biographique traversée de ruptures, de zones troubles, de métamorphoses parfois inquiétantes. Le film choisit au contraire de lisser, non par omission brutale mais par une série de glissements, d’arrondis narratifs, qui neutralisent peu à peu toute aspérité. Chaque moment semble validé, encadré, presque certifié conforme. La mise en scène de Fuqua, souvent capable ailleurs d’une certaine tension, s’astreint ici à une forme de discipline étonnante. Elle accompagne, elle illustre, mais ne creuse jamais vraiment. Comme si une contrainte invisible empêchait toute dissonance.

Une présence, pourtant, fissure par instants cette surface trop bien tenue : Jaafar Jackson. Il ne s’agit pas seulement d’une ressemblance troublante, presque dérangeante dans sa précision. Quelque chose circule, plus diffus, dans la manière d’occuper l’espace, d’articuler le geste, de laisser affleurer une fragilité nerveuse. Ce n’est pas encore une incarnation totale, mais une porosité, un passage. Dans ces moments, le film semble sur le point de s’ouvrir, d’accéder à une dimension plus physique, presque organique. Les séquences musicales, lorsque la mise en scène accepte enfin de s’y abandonner, retrouvent une forme de pulsation. Le montage s’allège, le cadre respire, et l’on entrevoit fugitivement ce que ce projet aurait pu être : non pas une biographie illustrée, mais une expérience sensorielle, traversée par le rythme et le vertige.

Ces éclats demeurent toutefois isolés. Autour d’eux, la structure narrative avance avec une prudence qui confine à la rigidité. Les étapes s’enchaînent, les repères s’alignent, mais rien ne s’impose véritablement. Le film ne parvient pas à faire sentir une nécessité intérieure, un mouvement qui dépasserait la simple succession des faits. Cette absence de tension se double d’un choix plus problématique encore : celui d’éviter frontalement les zones de controverse. Le récit contourne, reformule, déplace. Il ne falsifie pas ouvertement, mais il compose avec une retenue qui finit par peser sur l’ensemble. En cherchant à préserver l’image, il en altère la densité.

On aurait pu accepter ce parti pris s’il s’accompagnait d’une véritable proposition formelle, d’un geste de cinéma affirmé. Or l’ensemble reste d’une sagesse presque déconcertante. La photographie, élégante sans jamais marquer durablement la mémoire, participe de cette impression d’un film constamment en retrait. Même la musique, pourtant matière première essentielle, se voit parfois reléguée à une fonction illustrative. Elle surgit comme un rappel, un signal de reconnaissance, plutôt que comme une force structurante. Le film donne ainsi l’étrange sentiment de disposer d’une énergie considérable sans jamais réussir à la canaliser ni à la transformer en langage.

Il y a pourtant, en creux, une piste plus stimulante que cette œuvre effleure sans la suivre : celle d’un corps en transformation permanente, d’une identité qui se recompose sous le regard du monde. Quelques plans, rares mais précis, laissent apparaître cette inquiétude sourde, cette instabilité physique et psychique qui aurait pu devenir le cœur du projet. Mais ces fragments restent à l’état d’esquisses, vite recouverts par une narration soucieuse de continuité, presque de cohérence, là où le sujet appelait la fracture.

Michael finit alors par se refermer dans une position inconfortable. Ni véritable célébration, faute d’élan, ni regard critique, faute de courage, il occupe une zone intermédiaire qui le prive de véritable intensité. On y perçoit un respect sincère, parfois une admiration, mais aussi une forme de crainte, comme si le cinéma lui-même hésitait à affronter ce qu’il filme. À vouloir contenir une figure aussi fuyante, Michael se condamne à n’en proposer qu’une version domestiquée, soigneusement cadrée, dont la netteté même trahit l’absence de trouble.

Le film laisse ainsi derrière lui une surface impeccable et close, où tout semble à sa place, sauf peut-être l’essentiel : cette part d’opacité, de risque et de déséquilibre qui faisait de Michael Jackson autre chose qu’une icône, une présence presque irréductible.

Charlize Theron


🚨 Charlize Theron raconte le jour où sa mère a t*é son père en légitime défense : elle avait seulement 15 ans.


"Mon père a forcé l'entrée de la maison. Il a tiré à travers les portes, nous faisant clairement comprendre qu'il allait nous t*er. Dès qu'il a enfoncé le portail, ma mère a couru vers le coffre-fort pour aller chercher une arme.
Elle est venue dans ma chambre. Nous bloquions la porte de tout notre poids, car elle n'avait pas de serrure. Il s'est mis à tirer à travers la porte. Et le plus fou : aucune balle ne nous a touchées. Le message était très clair : ‘Je vais vous t*er ce soir.’
Ma mère a ouvert la porte et elle a tiré une balle dans le couloir qui a ricoché sept fois et l'a touché à la main. Puis elle a suivi mon père, qui était en train d'ouvrir le coffre-fort pour en sortir d'autres armes, et elle l'a abattu".
Dans une interview, l’actrice Charlize Theron raconte la nuit où sa mère a tué son père, alcoolique et violent, en état de légitime défense, sous ses yeux. 💔😢 (via New York Times , gossiproom)

Street Fighter 2026